Site non officiel de Didier SUSTRAC

 

 

 

Né à Grasse (06)  le 14 décembre 1959, parmi les senteurs de lavande de la Provence, Didier plonge très vite dans la musique.

Première guitare au festival d'Avignon des images pleins la tête comme ces instantanés en noir & blanc irrésistiblement romantiques de "un homme & une femme" de Claude Lellouch. Didier entame ce qui deviendra son voyage initiatique mélomane.

Il découvre Paul Simon et James Taylor, comme Michael Francks et Reggiani. Il n'a pas 18 ans lorsqu'il succombe à la fièvre de l'aventure. Et durant un an il vagabonde enseignant la voile et le Windsurf, mais toujours sa guitare en bandoulière il passera par le Vénézuéla, l'Amazonie, le grand sud américain.

A son retour en France en 1978, un ami lui offre le fameux disque de GETZ/GILBERTO de 63, première véritable rencontre entre le jazz & la bossa nova. Un choc culturel si puissant qu'il le pousse à nouveau sur la route : direction le Brésil via le Vénézuéla. Didier découvre l'Amazonie et voyagera 6 mois pour parvenir jusqu'à Rio de Janeiro ou il plonge dans la bossa nova et découvre cette musique comme s'il en avait toujours été orphelin.. Djavan, Gilberto Gil, Caetano Véloso et tant d'autres vont hanter ses nuits. Mais la révélation viendra avec Joao Gilberto et son swing si aérien.

Dur de se sentir vraiment de quelque part, Didier Sustrac va pourtant trouver sa voie.

Et comme avant lui Henri Salvador, Claude Nougaro ou Pierre Vassiliu, il se laisse subjuguer par le fameux chant des sirènes de la baie de Bahia.

Après deux maxis enregistrés en Espagne, il revient à Paris pour écrire avec KGDD, le "gang" des musiciens de Bashung (période "Vertige de l'amour"). Cadreur ou réalisateur vidéo dans la journée pour payer son loyer et musicos la nuit, durant toutes ces années il ne cessera jamais de composer dans son coin.

Et la chance lui sourira en 1993 lorsqu'il débarque au studio VK Production d'Alain Pewzner. Dany Brillant y avait déjà enregistré son premier album, et Varda Kakon touchée par la grâce tropicale de Didier Sustrac va lui permettre de signer en 93 avec le label Remark de Marc Lumbroso. Varda produira le premier album "ZANZIBAR" qui sortira le 22 mars 1993. Et sa bossa solitaire se hisse dans les charts avec "Tout seul".

Pour son deuxième album "Blues Indigo" sorti le 04 décembre 1995,le Bossanoveur sera épaulé par de nombreux musiciens comme Marcio Faraco, le groupe Tupi Nago ou le grand Chico Buarque. Plusieurs titres phares composeront ce second album, avec "Comme les animaux" "Ca sert à quoi ?" enregistré avec Chico Buarque et un petit joyau nommé "Andalousie". Il présentera en avant première son nouvel album un soir de novembre 1995 au café de la Danse à Paris. En ce temps la les "Staracadémiciens n'avaient pas encore envahis l'écran et les cd étaient encore vendus... Didier sera plusieurs fois l'invité de différentes émissions de télé, et particulièrement de Nagui à Taratata ou il enflammera le plateau, avec Véronique Sanson, Maxime Leforestier, Yuri Buenaventura, trio Esperanza, Chico Buarque, Carrapiccio, et sera présent plusieurs années successives aux Francofolies de la Rochelle et Spa.

Suite à des changements de direction de sa maison de disques au moment d'enchaîner son troisième album, Didier se sépare du label Remark/Island : toujours entouré de Varda & Alain, il replonge dans l'écriture. Des notes sur des feuilles volantes, des fiches de resto, même des tickets de métro vont servir de base aux textes du nouveau projet. Plus mures, plus matures aussi,les compositions de Didier Sustrac vont immédiatement séduire Marc Lumbroso qui avait déjà paraphé son tout premier contrat chez Remark... Il le signe à nouveau chez Emi.

Sous son titre aigre-doux de "Chanteur d'ascenseur", l'album sera capturé au fidèle studio VK Production et produit différents arrangeurs comme Sylvain Pauchard, Jean Dindinaud, Philippe Briche, et Alain Pewzner qui assure aussi la réalisation de l'album.

Chanteur d'ascenseur sortira le 12 septembre 2000 l'album composé pourtant de 12 superbes titres ne décollera pas, mais à la bonne heure il descendra la.

28 octobre 2003, Didier Sustrac présente son quatrième album,"Matière Première"

Introduisant la pureté des instruments comme le Violao, Tenor, Cavaquinho ou le chant des griottes maliennes. C'est dans un esprit volontairement minimaliste que l'album s'est réalisé. Faire avec l'essentiel, c'est brut & personnel. Une guitare qui remplace parfois la voix, le souffle d'une clarinette. Textes "yaourtes" en brésilien puis couchés en français, c'est un véritable retour à la terre pour Didier.

A la lecture de "Cogne" Claude Nougaro trouve "ses mots" et pose exceptionnellement sa légendaire voix aux côtés de Didier.

Didier enchaînera des séries de concerts sur Paris, l'Opus café, le New Morning, l'Européen, la Maroquinerie, et une multitude de dates en province.

1er février 2007, 5ème album "Je chante un air" produit par Luiz Brazil sort enfin dans les bacs. Enregistré au Brésil  à Rio de Janeiro dans les studios Cia dos Ténicos, avec des pointures tant en tant qu’arrangeur qu’en musiciens, le menu met l’eau à la bouche, mais quid du chef ?
Parce que le dernier Salvador présentait également des gages de qualité avant l’écoute, avec le résultat que l’on sait, soporifique. C’est le risque avec la bossa nova, elle peut donner naissance à pur joyaux ou à de la musique d’ascenseur. Soyons clair, ici le piège est évité.

Une voix chaude et veloutée, écoutez amours et délices, des compositions dans l’ensemble assez dépouillées, qui nous amènent sans problème à rêvasser, les tempos étant majoritairement lent, pas de samba enlevée ici, juste de la douceur.

Tous les titres s’écoutent fort agréablement avec un goût de revenez-y prononcé. Un surprenant duo avec Claude Nougaro, qui pourtant appartient à l’album précédent. Le titre qui ouvre l’album, Dieu le père est probablement celui qui accroche le mieux et est une bonne entrée en matière dans l’univers du bonhomme.

C’est clairement un des meilleurs album de bossa francophone à des années lumières au dessus d’Elie Seymoun, facile me direz vous, mais il serait légitime de voir maintenant Didier Sustrac au premier plan car il en a l’étoffe.
 

retour à la page d'accueil

biographie photos albums concerts vidéos bla bla bla liens myspace collectors actualité duos